Nadal à sa main à Barcelone

 Nadal à sa main à Barcelone
Rafael Nadal, c'est un peu comme si le FC Barcelone jouait au tennis, Messi en coup droit et Eto'o en revers. En Catalogne, le N.1 mondial a gagné son cinquième titre consécutif, une semaine après avoir fait aussi bien à Monte-Carlo. Comme en 2008, il a dominé David Ferrer en finale (6-2, 7-5).

Le FC Barcelone n'est pas son équipe préférée. Rafael Nadal, Majorquin corps et âmes, dont l'oncle évoluait au Barça il y a quinze ans, est un supporter du Real Madrid. Si les Galactiques ont disparu et que le Barça possède l'étoile du moment, Messi, Nadal n'en finit plus de repousser le firmament des records sur terre battue. A Barcelone, il a dominé pour la deuxième année de suite son courageux compatriote David Ferrer, ce qui lui permet de remporter un cinquième titre consécutif, comme à Monte-Carlo la semaine dernière.

L'an dernier, David Ferrer avait pris un set à Nadal (6-1, 4-6, 6-1). Cette fois-ci, il a réussi "l'exploit" de débreaker plusieurs fois, en début de match, puis en début de second set. Un peu court dans la diagonale revers, Ferrer a eu de bonnes séquences vers l'avant, il a tout donné latéralement pour rester dans le jeu. Il en faut plus aujourd'hui pour bousculer Nadal sur une surface qui convient parfaitement au lift du numéro 1 mondial. Ce dernier n'a même pas eu besoin de se porter vers l'avant pour imposer son coup droit. C'est la conclusion d'une semaine tranquille pour celui qui vise surtout un autre quintuplé, à Roland-Garros.

# Posté le lundi 27 avril 2009 13:12

Nadal reçu cinq sur cinq

Nadal reçu cinq sur cinq
Sans bien jouer, il a déjà mis ses rivaux à terre en triomphant à Monte-Carlo

Rafael Nadal (ATP 1) a écrit un nouveau petit bout d'histoire, dimanche, en devenant le premier joueur à remporter pour la cinquième fois consécutive le tournoi Masters 1.000 de Monte-Carlo, doté de 2,75 millions d'euros. L'Espagnol a battu en finale son jeune rival Novak Djokovic (ATP 3) 6-3, 2-6 et 6-1 pour s'adjuger son troisième titre de la saison et prouver qu'il restait bien le maître incontesté de la terre battue.

"Gagner pour la cinquième fois ici est vraiment très émouvant. Jamais à mes débuts je n'aurais osé l'imaginer. C'est un rêve qui se réalise", confia le Majorquin, qui a remporté là le 34e titre déjà de jeune sa carrière. "Aujourd'hui, je me suis battu sur tous les points, je n'ai jamais voulu lâcher et cela aussi a fini par payer."

Rafael Nadal n'a en effet pas livré un grand tournoi, se rendant coupable de nombreuses approximations inhabituelles, notamment en coup droit, mais il ne s'est entre-temps toujours trouvé personne pour le faire tomber du Rocher. Dimanche, Novak Djokovic a bien réussi à lui prendre un set, le deuxième, mais le Majorquin a rapidement remis les pendules à l'heure pour filer vers son 23e titre sur la terre battue.

"C'était un match compliqué; j'ai dû me battre. J'ai sauvé des points très importants sur la fin qui ont fait la différence. J'ai fait plus de fautes, mais il le fallait, car je devais être plus agressif que dans le deuxième set. Sur la fin, j'ai su me montrer plus lucide que lui."

Bref, malgré un jeu encore en chantier, Rafael Nadal a mis tout le monde à terre dès sa première sortie sur son terrain de jeu favori pour démontrer qu'il faudrait venir avec de solides arguments pour le priver d'un cinquième sacre d'affilée, dans un mois et demi, à Roland-Garros. Novak Djokovic l'a volontiers reconnu en expliquant que s'il n'était "pas loin" de lui, il avait "encore perdu".

Cela fait quatre ans que l'Espagnol est le roi de la terre battue, où il a remporté 138 de ses 142 matchs depuis 2005. Et s'il gagne même en ne jouant pas bien, son oncle et coach Toni jugeant son service "incroyablement faible", on voit mal qui pourrait venir briser cette domination outrancière...
# Posté le lundi 20 avril 2009 13:47

Nadal près du cinquième

Nadal près du cinquième
Rafael Nadal s'est qualifié, samedi, pour sa cinquième finale de suite à Monte-Carlo en donnant le récital du jeu sur terre battue à Andy Murray (6-2, 7-6[4]) malgré une fin de match au couteau. Murray, s'il a démontré de gros progrès sur cette surface, a tout de même dû se résigner, mais la sanction a failli être plus rude. Il regrettera de ne s'être libéré que mené 6-2, 5-2. Le n°1 mondial en découdra désormais avec Novak Djokovic, tombeur de Stanislas Wawrinka (4-6, 6-1, 6-3).


Rafael Nadal est toujours le patron de l'ocre et Andy Murray, homme fort bis de la saison, n'a pas échappé à la sanction. Jusqu'à 6-2, 5-2, il a d'ailleurs démontré que son jeu de contre n'était pas assez perforant. Si sur surfaces rapides, il peut tenir en fond de court, il était incapable de le faire sur terre battue. Englué par son style dans une dans une filière longue, il ne peut de toute manière pas, du jour au lendemain, devenir un attaquant et se trouver un jeu de jambes de terrien. Mais il a du panache. Sur le point d'être broyé et donc rayé de la - courte - liste des rivaux, il a trouvé des raisons d'espérer. D'abord par la faute de Nadal, qui en servant pour le match à 5-3 a été pris par un coup de stress.


Sauvant une balle de match sur une amortie, Murray est en effet enfin rentré dans le court tout en s'arrachant en défense, prouvant que son jeu de contre, tourné vers l'offensive, peut payer. Mais c'est un jeu sur le fil, où il doit parcourir les quatre coins du court, asséner des coups gagnants le long des lignes tout en espérant que Nadal rate. Une tactique qui ne peut tenir que quelques jeux... En face, la marge est trop grande. Quand les grandes claques liftées en coup droit sont de retour, que le revers se met à trouver des angles venus d'ailleurs et que l'Espagnol refuse de décrocher de plus d'un mètre de sa ligne, les espoirs adverses sont terminés. Ceux de Murray n'ont pas fait exception au terme d'un jeu décisif de très haut niveau, qui lui permet de rester ambitieux pour Roland-Garros. Mais dans un match en trois sets gagnants, il ne pourra pas accepter de visiter les quatre coins du court sans finir par lâcher prise. Comme il est loin d'être certain que Nadal, la prochaine fois, le laisse revenir dans le match.

Le prochain à passer l'examen Nadal aura peut-être d'autres armes à faire valoir. Novak Djokovic a tout de même disputé deux demi-finales à Roland-Garros et remporté Rome l'an dernier. Sa crédibilité sur terre battue est plus grande que celle de Murray. Oui, mais il est mené 11-4 dans ses débats avec Nadal et ne l'a jamais battu sur terre. Mais on se souvient d'un set chapardé à Hambourg et d'un bon match sur la fin à Roland-Garros. Certes. Mais le Djokovic 2008 donnait plus de garanties que celui 2009. Il reste que le Serbe tient là une occasion comme il les aime. Il peut faire tomber le maître, reprendre la main par rapport à Murray et revenir encore sur Federer. De quoi lui faire oublier son match vécu sous tension contre Wawrinka pour se souvenir de la belle impression laissée en quarts contre Verdasco. Car samedi, il a mis un set à juste calmer ses nerfs et deux autres à serrer les dents et compter les fautes adverses. Plus expérimenté et encore un peu plus solide mentalement que le talentueux Wawrinka, il a fini par s'en sortir malgré une balle de 3-0 contre lui dans la dernière manche et peut remercier les 58 fautes adverses. La donne du stress devrait changer dans une finale où il sera clairement l'outsider. De toute manière, il n'y aura qu'un exploit pour empêcher Nadal d'entrer dans l'histoire en décrochant cinq titres consécutifs dans le même Masters 1000.
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# Posté le samedi 18 avril 2009 15:19