Rafael Nadal (ATP 1) a écrit un nouveau petit bout d'histoire, dimanche, en devenant le premier joueur à remporter pour la cinquième fois consécutive le tournoi Masters 1.000 de Monte-Carlo, doté de 2,75 millions d'euros. L'Espagnol a battu en finale son jeune rival Novak Djokovic (ATP 3) 6-3, 2-6 et 6-1 pour s'adjuger son troisième titre de la saison et prouver qu'il restait bien le maître incontesté de la terre battue.
"Gagner pour la cinquième fois ici est vraiment très émouvant. Jamais à mes débuts je n'aurais osé l'imaginer. C'est un rêve qui se réalise", confia le Majorquin, qui a remporté là le 34e titre déjà de jeune sa carrière. "Aujourd'hui, je me suis battu sur tous les points, je n'ai jamais voulu lâcher et cela aussi a fini par payer."
Rafael Nadal n'a en effet pas livré un grand tournoi, se rendant coupable de nombreuses approximations inhabituelles, notamment en coup droit, mais il ne s'est entre-temps toujours trouvé personne pour le faire tomber du Rocher. Dimanche, Novak Djokovic a bien réussi à lui prendre un set, le deuxième, mais le Majorquin a rapidement remis les pendules à l'heure pour filer vers son 23e titre sur la terre battue.
"C'était un match compliqué; j'ai dû me battre. J'ai sauvé des points très importants sur la fin qui ont fait la différence. J'ai fait plus de fautes, mais il le fallait, car je devais être plus agressif que dans le deuxième set. Sur la fin, j'ai su me montrer plus lucide que lui."
Bref, malgré un jeu encore en chantier, Rafael Nadal a mis tout le monde à terre dès sa première sortie sur son terrain de jeu favori pour démontrer qu'il faudrait venir avec de solides arguments pour le priver d'un cinquième sacre d'affilée, dans un mois et demi, à Roland-Garros. Novak Djokovic l'a volontiers reconnu en expliquant que s'il n'était "pas loin" de lui, il avait "encore perdu".
Cela fait quatre ans que l'Espagnol est le roi de la terre battue, où il a remporté 138 de ses 142 matchs depuis 2005. Et s'il gagne même en ne jouant pas bien, son oncle et coach Toni jugeant son service "incroyablement faible", on voit mal qui pourrait venir briser cette domination outrancière...