Nadal gardera-t-il la main ?

Nadal gardera-t-il la main ?
L'Espagnol va tâcher de marcher sur les traces de... John McEnroe

Djokovic surpris d'entrée par Gulbis

Il a vécu une année de grâce. "Presque parfaite, non ?" s'était-il même amusé à plaisanter au moment de faire le bilan. Rafael Nadal (ATP 1) se trouve face au délicat défi de confirmer son accession au firmament du tennis alors qu'il s'apprête à entamer officiellement, au tournoi de Doha avec ses rivaux Roger Federer (ATP 2) et Andy Murray (ATP 4), sa saison 2009 sur le tout nouvel ATP World Tour.

De monarque de la terre battue, l'Espagnol est devenu le roi tout court grâce à une première moitié de saison exceptionnelle qui l'a vu remporter sept de ses huit tournois, dont Roland-Garros et Wimbledon. Monté sur le trône le 18 août dernier, il est désormais amené à gérer une toute nouvelle situation, celle de la proie après avoir été, durant trois ans, le chasseur d'un certain Roger Federer.

"L'année 2008 a été fantastique pour moi avant tous ces grands titres remportés", confia le gaucher de Manacor, qui affrontera Fabrice Santoro au premier tour au Qatar. "Ce fut un honneur de remplacer Roger Federer, qui reste pour moi le meilleur joueur de tous les temps, au faîte de la hiérarchie. Je donnerai tout pour essayer de rester au sommet et d'encore m'améliorer en 2009."

Rafael Nadal aura, en tout cas, l'avantage de partir avec une belle avance au classement ATP, ce qui lui ôtera de la pression. Il sait toutefois qu'il devra très bien jouer pour repousser une concurrence féroce, avec l'avènement de Novak Djokovic (ATP 3) et Andy Murray, et devenir le premier gaucher depuis John McEnroe en 1984 à clore deux années d'affilée en tant que n°1.

Selon un sondage réalisé par l'ATP auprès de 65.000 personnes, 44 % estiment ainsi que Roger Federer pourrait récupérer le rang qu'il a occupé pendant 237 semaines. L'Espagnol ne récolte que 34 % des voix, peut-être aussi parce que, malgré son jeune âge, des incertitudes demeurent sur sa capacité physique à briller de janvier à novembre en raison d'un style de jeu très énergique.

"J'ai juste un peu mal à une épaule parce que je me suis beaucoup entraîné", a rétorqué, avec le sourire, le Majorquin, qui avait fini 2008 sur les rotules.

Voilà qui promet...

# Posté le mardi 06 janvier 2009 14:07

Toni, l'autre Nadal

Toni, l'autre Nadal
Dans la famille Nadal, Toni est un sportif discret. Il n'a pas été quintuple champion d'Espagne comme son cousin footballeur Miguel Angel, et n'a été champion des Balèares qu'en tennis de table. Il est "juste" l'entraîneur du N.1 mondial de tennis, son neveu Rafael. Entretien exclusif, 1re partie.

Toni, le public connaît bien Rafael, mais ne sait quasiment rien de vous. Parlez-nous donc... de vous !

TONI NADAL : "Vous voulez que je parle de moi-même ? "

Si vous deviez vous définir en quelques mots

T.N. : "C'est difficile. Je me connais moi-même, mais je ne sais pas comment je suis perçu par les autres. Pour moi, je suis une personne normale."

Racontez-nous votre parcours jusqu'ici, tant professionnel que personnel

T.N. : "En Espagne, je jouais au tennis, mais je n'étais pas très bon : un joueur de 2e catégorie. J'ai fait des études (de droit et d'histoire). Lorsque j'étudiais à Barcelone, je jouais au tennis en parallèle. Une fois mes études finies, je suis revenu à Majorque, et j'ai commencé à entraîner en club. Ça devait être en 1984, 1985. J'ai travaillé là-bas quelques années, et lorsque Rafa a eu 10 ans, j'ai arrêté en club. Avec le père de Rafael, je gérais deux magasins, donc je n'avais pas vraiment besoin de trop travailler en dehors. Cela m'a permis de tout faire avec Rafa, de l'accompagner sur le circuit."

Pourquoi vous être investi dans le tennis, et non pas dans le foot ?

T.N. : "Avant, j'étais plutôt un bon sportif. J'ai pas mal joué au foot, au ping-pong (j'ai été champion des Baléares), j'ai fait de la natation, puis j'ai commencé à voir un peu de tennis à la télévision et j'ai voulu essayer. Mais j'ai débuté tard, à 14 ans, donc ce n'était pas facile"

Coacher Rafa, est-ce un moyen de « prolonger » votre carrière dans le haut niveau, ou du moins de garder un pied dans le monde de la compétition ?

T.N. : "Je crois que je suis meilleur entraîneur que joueur (rires). J'aime plus ça. Et, à vrai dire, je fais tout le contraire de ce que je faisais lorsque j'étais moi-même sportif : par exemple, si je n'étais pas bon en travaillant de telle manière, et bien maintenant, au moins, je sais qu'il faut employer une autre méthode, donc je fais exactement le contraire ! (sourire) Je crois qu'il faut être logique, et se demander : « De quoi ai-je besoin pour être bon ? ». Je vois beaucoup d'entraîneurs qui veulent répéter avec leurs joueurs ce qu'ils ont fait, eux"

Quelle est, pour vous, la définition d'un bon coach ?

T.N. : "Je ne sais pas si ce que j'ai fait jusqu'à présent était conforme à ce que l'on doit faire pour être un bon coach, mais J'ai toujours essayé de faire les choses le plus simplement possible. Sans considérer que le problème vient de raquette, ni des balles, ni du court, ni de quoi que ce soit Pour moi, un bon coach doit avoir une bonne personnalité. Ce que je veux, c'est toujours le respect du joueur envers son coach. Sans ça, impossible de bien travailler."

"Après, qu'est-ce qui est important ? Connaître le jeu, et connaître les joueurs. Il y a plusieurs possibilité de faire le jeu, de diriger l'entraînement. Alors, je crois qu'un bon coach, c'est celui qui parvient à transmettre sa motivation à son joueur. Le mieux, c'est quand tu es sur la même longueur d'onde, que tu as un projet commun. Si tout le monde avance avec le même objectif, on fait ce que l'on a à faire, sans se poser de question."

Avez- vous des passions autres que le tennis ? Qu'aimez-vous faire lorsque vous avez du temps de libre ?

T.N. : "J'aime beaucoup (par exemple) quand je suis ici à Paris visiter la ville. (L'entretien a été donné pendant le Masters Series de Paris-Bercy, ndlr). J'aime beaucoup le quartier Latin. J'y vais presque chaque jour. A vrai dire, je viens presque toujours de l'hôtel à pied. Pendant Roland-Garro, je vais presque chaque jour de l'hôtel au stade en marchant. Un jour je prends un itinéraire, je découvre un endroit, le lendemain : un autre. Comme je vous le disais, le quartier Latin me plaît. J'aime aussi Notre-Dame. Chaque fois que je viens à Paris, pendant Roland-Garros, je vais peut-être deux, trois fois jusqu'au Sacré-Coeur. Il y a une belle vue, et j'aime beaucoup voir la place du Tertre avec ses peintres. A part ça J'aime bien jouer aux échecs aussi !"

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 07:25

Nadal recommence

Nadal recommence
Nadal recommencera c'est tournoi a partir du 5 janvier

# Posté le samedi 29 novembre 2008 10:11

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 07:27